Frangy, comme si vous y étiez.
Le Reportage
Discours d’Arnaud MONTEBOURG
Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse
Dimanche 21 août 2011
(seul le prononcé fait foi)
Mes amis, mes camarades, mesdames et messieurs,
Je voudrais adresser à chacune et chacun d’entre vous un grand merci de vous être rassemblés ici sous le soleil de Frangy-en-Bresse, qui est désormais définitivement surnommée Frangy-en-France.
Voici bientôt 40 ans que des générations de socialistes se sont ici donnés la main pour construire un autre monde. Ici, ils n’ont jamais accepté, comme des millions d’autres français, ne se sont jamais résignés au monde tel qu’il est. Ils ont toujours voulu continuer à le transformer au delà des circonstances et des vicissitudes. Ils ont toujours porté l’espoir en bandoulière.
Frangy symbolise ce socialisme français et européen, enraciné, rural et fidèle à cet amour que nous cultivons ensemble de la République. Cette République puissante qui sut ouvrir ses bras à ses enfants, celle d’Alphonse de Lamartine, ce Président du Conseil général de Saône et Loire révoqué par le Prince Bonaparte en 1851 pour avoir instauré le suffrage universel lors de la fondation de la 2ème République, celle du Capitaine Vic, l’instituteur héros de la Résistance bressane, celle de Waldeck Rochet, l’ancien paysan de Sainte-Croix, devenu dirigeant du Parti communiste français, celle de Pierre Joxe encore, l’homme qui apporta au socialisme cette vision exigeante qui nous manque tant parfois aujourd’hui.
Tout à l’heure, nous avons entendu ces témoignages de citoyens ordinaires qui, dans leur vie quotidienne, ont refusé de se résigner, ont fait des choses extraordinaires qui ont changé leur vie et celle des autres. Ils sont les acteurs, les inventeurs au quotidien de la Nouvelle France que je vous propose de bâtir ensemble.
Corinne Violot, ouvrière dans une usine de plasturgie de la région. Déléguée syndicale à la CGT, elle a défendu les salariés licenciés dans la crise pendant que le management de son usine continuait à distribuer des dividendes. Elle lutte contre la mondialisation.
Claude Escarguel, entrepreneur dans le Var, qui a créé des start-up dans le domaine des biotechnologies. Il a inventé l’entreprise équitable en faisant participer au capital ses salariés pour mieux partager avec eux le fruit de leur réussite commune. Il montre que le capitalisme coopératif, ça marche.
Marie-Claire Mathy, une retraitée devenue activiste de la défense des bureaux de poste que la direction nationale de La Poste veut supprimer dans nos régions rurales. La mobilisation populaire, conjuguée à l’action vive des élus a fait reculer La Poste et nous avons gardé beaucoup de nos bureaux de poste en Saône-et-Loire. La Saône-et-Loire est un point noir sur la carte de France du bureau parisien du Président Directeur Général de La Poste, c’est notre fierté. Marie-Claire a fait, par son action, reculer les Gouvernements européens qui prétendent nous priver des services publics de proximité.
Joël Badet, agriculteur à Préty, qui refuse de ne plus pouvoir vivre de son travail, a investi dans la commercialisation de son lait de ferme dans un distributeur automatique à Tournus.
Il pratique dans son métier la démondialisation car il vend et distribue au plus près du lieu où il produit.
Sihem Souid, adjointe de sécurité dans la police nationale en poste en région parisienne a dénoncé les abus de pouvoir dans la police et sa grande misère, ce qui la rend inefficace face à la montée de la violence dans la société. Sihem défend l'esprit et la pratique de la 6ème République où la police républicaine devra augmenter ses moyens pour faire reculer l’insécurité.
Tous ces citoyens incarnent cette France de la majorité oubliée. Cette majorité oubliée du système économique, oubliée du système politique, oubliée... mais pas silencieuse.
Elle tente de prendre la parole mais on ne l’écoute pas, ou avec politesse, en faisant semblant.
C’est la France des perdants de la mondialisation, cette France majoritaire pourtant négligée, oubliée quand elle n’est pas piétinée.
C’est à cette France que je veux m’adresser.
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D’abord parce que j’en suis moi-même issu par mes racines familiales, par mon histoire personnelle, par mon enracinement électoral ici parmi vous depuis 15 années.
L’enfant du Morvan que j’étais, né dans une famille de bouchers-charcutiers d’Autun est aussi le petit-fils d’un arabe d’Algérie, qui fit la deuxième guerre mondiale sous l’uniforme français. Il y a quand même un peu de ridicule à avoir prétendu que je serais un aristocrate ou un grand bourgeois auquel on accole une particule grotesque. Car dans ma famille d’arabo-morvandiaux - comme on disait pour se moquer de nous-mêmes - on causait le patois, on devait tout à école de la République et on travaillait dur pour gagner sa vie. Nous n’avions d’ailleurs qu’une devise en hommage aux saucissons de mon grand-père « la Rosette Montebourg, le régal de toujours ! ».
C’est à cette France que j’ai décidé de m’adresser parce que cette majorité oubliée, c’est la France que nous aimons, c’est celle pour laquelle nous nous battons ici tous les jours.
Je pense à ces ouvriers, paysans, jeunes, femmes précarisées, cadres, qui n’ont pas mesuré à quel point leur vie est en rapport avec celle des autres. Ces ouvriers qui n’ont qu’un seul droit lorsque la société qui les emploie décide de délocaliser alors qu’elle fait du profit, n’ont qu’un seul droit, c’est d’aller chercher leur chèque sans jamais pouvoir se plaindre.
Ces jeunes qui ne trouvent pas de travail sauf des stages à 300 euros.
Ces femmes à 750 euros le mois qui travaillent en temps partiel contraint, sont postées sur les chaînes et qui à l’âge de 45 ans sont frappées par les troubles musculo-squelettiques, ces maladies professionnelles que la sécurité sociale rechigne à reconnaître.
Ces femmes qui sont des millions ressemblent à ces paysans qui sont mis en compétition mondiale les uns avec les autres au point d’ailleurs qu’ils ne peuvent plus vivre de leur travail.
Ici comme ailleurs, 10 % des exploitants agricoles, de ceux qui ont travaillé dur pendant des années, leurs parents avant eux, grands-parents peut-être aussi, sont aujourd’hui au RSA parce qu’ils ne peuvent plus vivre de leur travail.
Ces personnes, toutes différentes les unes des autres, se croient victimes d’une injustice particulière, mais en vérité leur injustice leur est commune. C'est à eux qui n’ont que leur travail pour vivre, que l'on demande de payer les pots cassés de la crise.
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Qui peut douter que la crise actuelle soit celle de la mondialisation de l’économie et de ce système financier sans foi ni loi, que des générations de dirigeants politiques ont laissé faire ? Elle n’est pas tombée du ciel cette mondialisation, ce n’est pas une opération de la Sainte vierge. L’économie n’est pas un monstre qui agiterait de temps en temps comme une pieuvre endormie au fond de l'eau ses tentacules, et contre quoi on ne pourrait rien ! Elle est une œuvre humaine. Ce sont les responsables politiques qui ont décidé de se défaire de leur pouvoir pour les confier aux marchés.
Un prix Nobel d’économie Monsieur Joseph Stiglitz a même écrit un livre dénonçant il y a trois ans dans la crise « le triomphe de la cupidité », mais il n’y a de triomphe que parce qu’il y a défaite, parce qu’il y a abdication du pouvoir politique d’exercer sa mission, son magistère, son juste nécessaire contrôle sur l’économie et sur la finance.
Tout a commencé par des décisions politiques qui ont mis en concurrence mondiale il y a 15 ans des travailleurs du monde entier, provoquant la pression permanente à la baisse sur les salaires, sur la protection sociale, sur les choix fiscaux libres des peuples. On a mis en compétition les travailleurs européens, qui ont deux siècles de luttes sociales à leur actif, avec des paysans asiatiques traités en esclaves, payés 40 fois moins chers. Une vague de délocalisations qui aura duré 15 ans s’en est suivie en Europe occidentale. La désindustrialisation a touché tous nos bassins d’emplois, la France a perdu deux millions d’emplois industriels dans la période. Peut-on compter le nombre d'usines qui ont fermé ici autour de nous ?
La naissance politique de la mondialisation date de l’ouverture sans aucune condition ni contrepartie de tous nos marchés européens à la Chine. Nos entreprises, nos champions, sont partis gagner beaucoup d’argent là-bas mais ont cessé d’investir ici, se débarrassant de leurs fidèles personnels ou faisant pression sur eux pour diminuer leurs avantages et leurs droits. Ces décisions sont le résultat de choix faits par des dirigeants politiques, à l’insu de leurs peuples, par la signature de traités successifs de libre-échange, qui ont mondialisé l’économie en faisant croire qu’ils apporteraient stabilité et prospérité. C’est le mensonge de la soi-disant mondialisation heureuse.
Les pertes de pouvoir d’achat pour ceux qui n’ont que leur travail pour vivre, les revenus agricoles en chute libre, la montée de la précarité et du travail sous-payé, côtoient désormais la hausse exponentielle des profits, l’explosion indécente des salaires des dirigeants, des dividendes et du revenu actionnarial.
Et l’arasement lent de la protection sociale présenté comme une fatalité, comme la fin de la retraite à 60 ans pourtant chèrement acquise, la hausse des restes à charge pour se soigner, la baisse de la prise en charge du chômage, la limitation de l’aide à la dépendance pour les personnes âgées, côtoient désormais les obscènes baisses d’impôts sur le capital, la fortune et les grands patrimoines.
Ces dix dernières années auront été celles de la prise du pouvoir de l’économie sur nos vies et sur ce qu’il restait de politique pour tenter d’en changer.
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Mon programme de démondialisation, est un projet qui vise à protéger les français et les européens contre ce système économique devenu extrémiste.
La mondialisation fait souffrir les peuples, la démondialisation contient les moyens que ces peuples peuvent prendre pour contrôler, modérer, soumettre à leurs intérêts l'économie, les marchés et la finance.
La démondialisation c'est le moyen de rendre la politique et la République plus fortes de l'économie et les marchés. C'est retrouver le droit de diriger son avenir, de ne plus être soumis aux caprices, aux tempêtes, aux chaos imposés par l'économie libérale livrée à elle-même comme un cheval fou qui s'est échappé de l'enclos. Bref, c'est ne plus être soumis.
Mon programme de démondialisation est un programme concret, réaliste, réalisable, en une série de taxes qui frappera les Etats et les produits délinquants ou déloyaux, ceux qui contiennent de l'esclavage ou détruisent l'environnement.
Il utilisera l'arme des sanctions économiques contre les produits des entreprises qui délocalisent. Il ne s'interdira pas de protéger notre industrie contre les prises de contrôle abusives. Bref, la démondialisation est la renaissance d'une forme de colbertisme européen. C'est une idée nouvelle, majoritaire chez les Français et dérangeante dans l'esprit bien formé et bien pensant de quelques oligarques de la classe dirigeante.
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Mais le plus grave aura été certainement l’installation sur le trône supérieur de l’économie au sommet de la suprématie mondiale d’un pouvoir financier sans limite et sans contrôle.
Tout a commencé lorsque les banques, profitant de la dérèglementation que leur ont offert les pouvoirs politiques du monde entier ont utilisé le crédit facile pour compenser les baisses de pouvoir d’achat en fabricant un surendettement inégalé. Les banques ont accumulé des dettes monstrueuses et toxiques, les ont dissimulées et les ont disséminées dans le monde entier, contaminant toute la finance mondiale.
Je me souviens avoir dit au Président de la Caisse du Crédit Agricole de Bourgogne qui refusait de mettre 100 000 euros pour aider les agriculteurs en difficulté, que nous aidons avec le Conseil général, que le Crédit Agricole n’a pas eu ce genre de scrupules lorsqu’il est allé s’encanailler pour perdre 5 milliards sur le marché des subprimes américains. A ma connaissance, aucune poursuite en France n’a été engagée contre les dirigeants du Crédit Agricole, et ce sont les agriculteurs qui travaillent dur pour rembourser leurs prêts et pour payer les conséquences de tant d’inconséquence.
Lorsque les dettes toxiques des banques ont été révélées, les institutions financières ont été en difficulté et pour certaines en faillites. Les Etats et leurs contribuables se sont portés à leur secours.
Les fameuses agences de notation n’ont rien vu venir, elles ont même gagné des milliards en répandant de fausses évaluations. Quand les banques font des bêtises, et quand les agences de notation qui ont pour clients les banques, mettent des bonnes notes à leurs clients qui font des bêtises, et bien ce sont les contribuables qui paient !
Les Etats ont donc procédé à des injections massives d’argent public dans le système bancaire, la commission européenne a chiffré à la modique somme de 4589 milliards en deux ans le montant d’aides publiques sous toutes ses formes (avances remboursables, subventions, prêts, rachats de capital) que les Etats de la zone euro ont mobilisé pour les établissements bancaires.
Il n’y a jamais d’argent pour les universités, pour les écoles, pour les hôpitaux, pour la dépendance des personnes âgées, mais il y en a pour les banques, comme dans un puits sans fonds.
C’est ainsi que les Etats ont vu leur dette grimper, et que les marchés financiers, bien peu reconnaissants, décidèrent de spéculer sur la faillite des Etats les plus endettés. Dans la plus grande immoralité, les opérateurs bancaires se sont alors mis à mordre la main de ceux qu’ils avaient secourus.
Trois ans après la plus grande crise que le monde ait connu depuis 1929, les marchés financiers ont fait chuter la Grèce, le Portugal, l’Irlande, ont pris en grippe l’Italie et l’Espagne. Les agences de notation se sont attaquées aux Etats-Unis, faisant danser les Etats et leurs contribuables comme on fait sautiller les écolières à la corde.
Mais pourquoi donc ?
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Parce que trois années révolues après le premier écroulement systémique du capitalisme financier et sa faillite morale désormais démontrée, aucune mesure sérieuse destinée à reprendre le pouvoir aux institutions financières aux banques, aux marchés, n’a été prise. Les dirigeants politiques des pays européens, le nôtre au premier rang, n’ont pas pris la mesure de l’extrême gravité de la situation. En bons libéraux, ils ont laissé faire, ils ont une responsabilité écrasante dans l’aggravation de la situation parce qu’ils n’ont rien fait, ou si peu. Et ils continuent.
Les Français et les Européens sont en train de payer très cher le fait d’avoir confié les clefs de leur pays à des libéraux qui dans leur tête, dans leur mentalité, dans leur idéologie pensent, malgré les preuves de l’effondrement de ce système dangereux, qu’il ne faut pas toucher aux marchés.
Le Président de la République peut se hausser du col ou se croire un bon gestionnaire des crises, il peut multiplier comme des petits pains les communiqués aux G20, les G vains, son impuissance et son autosatisfaction mènent la France et l'Europe au gouffre et au naufrage. Le résultat de cette politique, c'est que les marchés, ses opérateurs, ses traders, ses institutions financières, ses spéculateurs, ont conservé leur puissance destructrice intacte. Le pouvoir financier est en train de faire payer aux Etats et à ses contribuables le prix de la dette accumulée pour le sauver.
C'est un comble.
Avec ses agences de notation, il prétend dire quelles décisions sont bonnes ou mauvaises pour les marchés. Il y a 15 jours, le patron de Standard & Poors, une agence de notation mondialement connue, a félicité le Gouvernement de Monsieur Sarkozy pour sa réforme si injuste des retraites qui avait mis des millions de Français dans la rue.
Nous voici donc sous la tutelle des marchés financiers qui décident à la place des électeurs et des citoyens quelle réforme il faudrait faire, laquelle est bonne, laquelle serait mauvaise. Le pouvoir financier a remplacé le pouvoir politique librement consenti.
Regardez donc, grâce à la droite française, ce qu’est devenue la France, qui a perdu sa liberté, comme un petit chien en laisse attaché au piquet du pouvoir de la finance. Car en cas d'alternance, après que les urnes auront souverainement parlé, nous avons compris que s'il est décidé une autre réforme des retraites, je vous confirme que ce sera le cas, plus juste, plus conforme aux intérêts des travailleurs, notamment pour ceux qui ont commencé à travailler jeune, pour ceux qui subissent la pénibilité de leur tâche, les agences de notation et les marchés financiers voudront attaquer la France, menaceront de dégrader sa note, attenter à l’exercice libre par le peuple de sa souveraineté politique.
Nous ne les laisserons pas faire.
Le pouvoir financier entend imposer ses vues aux gouvernements, aux électeurs et à ses contribuables ! La politique de la France se fait désormais à la corbeille, sur les marchés, comme l’aurait tristement constaté le Général de Gaulle lui-même.
Dans ce gigantesque bras de fer entre le pouvoir financier et le pouvoir politique qui vient de s’ouvrir, les marchés financiers veulent en vérité faire payer aux classes moyennes et populaires, les conséquences de la crise financière qu’eux-mêmes ne veulent pas acquitter.
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C’est le sens profond de la fameuse règle d’or qu’on voudrait nous faire voter en faisant pression sur nos consciences de parlementaires. En ce qui me concerne, je ne la voterai pas. D'abord parce qu'elle existe déjà depuis 20 ans et qu'elle n'a jamais été appliquée : c'est le Pacte de stabilité du Traité européen de Maastricht.
Avant le déclenchement de la crise, seuls trois pays respectaient ce pacte de limitation des déficits ! Pas même l'Allemagne ! Pourquoi vouloir appliquer en temps de crise une obligation jamais respectée, ni même applicable en temps de croissance ? Parce que les marchés financiers exigeraient des Etats des ponctions sans précédents sur nos populations, et mettent en accusation les Etats là où il faudrait désigner les banques, il faudrait que nous nous exécutions ?
La règle d’or, c’est la victoire des marchés, là où il faudrait au contraire les faire plier. La règle d'or, c’est le désarmement unilatéral des Etats qui courbent l’échine jusqu’à accepter de faire payer à leur population le prix de la crise alors qu'il faudrait faire payer les banques et tous ceux qui en ont profité. La règle d’or, c’est la saignée du médecin de Molière où nous mourrons guéris. Car ponctionner 40 milliards par une austérité sans précédent tuera la croissance et fera monter la dette au lieu de la réduire. La règle d’or, c’est la semelle de plomb qui constitutionnalise l’austérité là où il faudrait trouver plutôt le chemin de la croissance.
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Le Président de la République nous chantera la chanson de la vertu financière, dont il serait, lui, le héraut magnifique, pendant que nous, socialistes en serions de pauvres incapables ! Pourtant, Monsieur Sarkozy est le recordman mondial catégorie poids lourds de la dette publique. Sur le podium, il n'y a guère que Monsieur Bush fils, qui le dépasse.
Les chiffres parlent d'eux mêmes : entre 2002, date de son accession au pouvoir et aujourd'hui, la dette de l'Etat est passée de 59% à 83% du PIB, soit une hausse de 24%. Il est indispensable de rappeler les exploits de l'intéressé lorsqu'il devint ministre du budget de Monsieur Balladur entre 1993 et 1995 : la dette est passée en 2 ans de 39% à 55% du PIB, soit une hausse historique de 16%.
Le seul gouvernement qui depuis 20 ans qui a désendetté la France est celui - rendons lui cet hommage - de Lionel Jospin entre 1997 et 2002 : nous avons pris le pays avec une dette à 59,7% et nous l'avons rendu avec une dette à 59,1%. Il n'y a pas meilleure référence de bonne gestion de la dette pour Monsieur Sarkozy que dans l'exemple socialiste.
Et il n'était nul besoin à l'époque de règle d'or ! La seule règle d'or qui compte, c'est le sens des responsabilités dans la conscience de dirigeants politiques qu'à l'évidence nous n'avons plus la chance d'avoir aujourd'hui !
Et pour moi, la seule règle d'or qui vaille, c'est l'engagement moral, formel et solennel que les classes moyennes et populaires ne paieront pas le prix de la crise. Ce prix devra être payé par le système financier et tous ceux qui en ont fait un usage profitable !
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Le Premier Ministre ne manque pas d'humour en demandant l'unité de la Nation pour tenter de nous entraîner dans ses politiques budgétaires restrictives.
Peut-on rappeler qu'après avoir déclaré le 22 septembre 2007 "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier" son Gouvernement a fait voter à chaque budget des baisses d'impôts conséquentes. Un rapport récent du patron de l'Insee a constaté que s'il n'y avait pas eu ces 10 années de baisse d'impôts, la France respecterait aujourd'hui les critères de Maastricht.
C’est dire à quel point il est incompréhensible qu'un Premier Ministre qui constate une situation de faillite organise systématiquement chaque année la diminution des recettes de l’institution qu’il dirige. Est-ce que vous connaissez beaucoup de ceux qui savent la faillite de ce qu’ils dirigent décider de supprimer des recettes qui pourraient justement les sortir de cette impasse ?
La règle d’or, c’est la règle dure pour les petites gens.
La règle d’or, c’est la règle dure sur les doigts des petites gens !
Je conseillerais donc au Premier Ministre d'examiner sa conscience, de mesurer sa lourde responsabilité personnelle d'avoir mis le pays dans cet Etat, en toute connaissance de cause, et de s'abstenir d'accuser les autres, et de régler les graves problèmes que son inconséquences a provoqués.
Chacun comprend donc que pour restaurer la liberté de notre peuple, de notre pays, la France n’aura pas d’autre choix que d’affronter le pouvoir financier et de lui infliger une défaite extrêmement sérieuse. Et la gauche ne pourra pas mégoter ou bricoler des demi-mesures, elle ne pourra plus se contenter de compromis ou de rustines, car le pouvoir financier fera payer très cher à l'alternance la moindre de nos faiblesses. Le moment n’est plus à la régulation tellement promise, jamais faite, car elle aurait du être faite il y a 15 ans.
Le moment est désormais de prendre des mesures de redressement radicales qui soumettront à l’intérêt général le fonctionnement des marchés financiers.
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Car l’histoire de notre pays, sa longue marche vers la République, c’est d’abord la lutte contre les puissances qui ont voulu imposer leurs intérêts à l’Etat et au peuple, la puissance féodale d’abord, la puissance cléricale ensuite, la puissance financière enfin. La France ne se soumet jamais aux empires de son temps, les nouveaux féodaux de la finance qui cherchent à la soumettre à faire payer les Gouvernements et les peuples devront être défaits et vaincus.
Voila pourquoi les propositions et mesures de démondialisation financière que j’ai mises au cœur de mon programme seront intraitables dans leur inspiration, de nature sécuritaire dans leur construction, et relèveront d'un nouvel ordre public économique que nous auront la charge de faire naître.
Mes amis, la finance qui s’arroge la domination du monde, qui dicte aux Gouvernements leur conduite, qui met à genoux les peuples, confisque le pouvoir de votre bulletin de vote. La finance qui étrangle et asphyxie les Etats dont les dirigeants, conseillés par les banquiers bien en cours ont choisi de courber l’échine, je vous propose de nous préparer à la vaincre, comme Léon Gambetta désignait le cléricalisme comme l'ennemi de la République, la finance, voilà l’ennemie !
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S'il m'est donné d'être le Président de la République, la première des lois que je demanderai au Parlement d'adopter en urgence sera une grande loi de sécurisation de l'économie qui réduira la dépendance à l'égard de la finance, réduira la dette et reprendra le contrôle du système financier.
En voici les principales mesures :
1- Prohibition, sous peine de confiscation des avoirs et de perte de licence des établissements bancaires, de toute forme de spéculation par les établissements financiers avec l'argent de leurs clients ;
2- Fermeture des filiales des établissements financiers situés dans les paradis fiscaux, avec rapatriement obligatoire des avoirs appartenant aux ressortissants français sur le sol national, avec non opposabilité du secret bancaire ;
3- Séparation obligatoire des activités entre banques de dépôts et banques d'investissement ;
4- Mise sous tutelle des établissements bancaires exerçant sur le sol national, sans indemnité du trésor public, avec entrée dans le conseil d'administration de représentants du gouvernement, des usagers du crédit entreprises et ménages, et les salariés de la banque ;
5- Abrogation des pouvoirs des autorités administratives indépendantes chargées de la surveillance des institutions et des marchés financiers et transmission de leurs pouvoirs au Ministre de l'Economie et des Finances ;
6- Création d'une taxe sur les transactions financières de 0,1 % au plan national en cas de non création d'une telle taxe au plan européen, afin d'assurer le remboursement de la part de la dette de la République française constituée dans la crise financière ;
7- Obligation d'investir tout ou partie de l'épargne collectée par le système bancaire dans l'économie nationale ou européenne ;
8- Salaire maximum fixé par la loi des traders, courtiers et dirigeants des institutions financières.
9- Démantèlement des agences de notation en interdisant aux investisseurs institutionnels d'y avoir recours en les contraignant d'évaluer les risques par eux mêmes, et en punissant les conflits d'intérêts dont les agences sont coutumières.
10- Création de nouvelles normes comptables européennes aux exigences renforcées définies par la loi.
11- Interdiction des rachats d'entreprises par voie de LBO et contrôle par le Gouvernement des OPA sur nos entreprises industrielles en provenance de fonds souverains non européens ;
12- Effacement d'une partie du surendettement des particuliers en réduisant d'autorité et drastiquement par la loi les taux d'intérêt usuraires appliqués aux utilisateurs du crédit à la consommation, victimes des abus du système bancaire.
Ces mesures de démondialisation financière ont l'attrait à la fois de l'intransigeance, et du réalisme, car il arrive que l'intransigeance devienne le seul moyen réaliste de ne pas aggraver nos malheurs.
Etre réaliste aujourd’hui, c’est remettre en cause les préjugés néolibéraux sur lesquels toute une génération de dirigeants a construit sa formation intellectuelle, puis sa pratique gouvernementale.
Etre réaliste aujourd'hui, c’est ouvrir les yeux sur les nouveaux phénomènes et les idées nouvelles qui émergent, c’est être attentif aux mouvements profonds qui affectent la science économique, c’est accepter de s’affranchir d’une pensée dominante, naguère «pensée unique », qui nous a conduit à tant d’erreurs.
Etre réaliste aujourd’hui, c’est ne plus écarter d’emblée la radicalité dans un monde où l’exceptionnel succède à l’exceptionnel.
Je lance un appel aux Français qui m'écoutent : je vous demande un mandat dans ces primaires des 9 et 16 octobre pour me permettre de concrétiser, réaliser, instaurer ces mesures de démondialisation financière. Elles seront utiles pour construire ensemble la nouvelle France, et le futur nouveau monde.
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La démondialisation, c’est un projet républicain qui a pour but de nous permettre de retrouver le droit de choisir et d’écrire à nouveau notre histoire. En mettant notre économie à l’abri des dangers de la finance, des excès de la concurrence déloyale mondiale, il nous reviendra d’unir nos efforts pour bâtir la nouvelle France. Là où la mondialisation c’est le chaos, la perte de souveraineté, l’obligation permanente de s’adapter aux exigences démesurées des marchés ; la démondialisation c’est le calme, l’abri contre les tempêtes, la délibération avec des contraintes moins fortes, c’est le retour des projets qui peuvent nous unir.
Pourtant la démondialisation ne nous évitera pas un regain d’efforts pour nous-mêmes et notre pays :
- Des efforts d’imagination d’abord pour inventer des solutions nouvelles, celles qui marchent,
- Des efforts de travail pour reconstruire une puissance économique, technologique, industrielle et agricole qui s’affaisse.
- Des efforts d’unité enfin en luttant contre notre manie des divisions pour réussir ensemble ce qu’on entreprend pour soi-même.
C’est la fierté pour chaque citoyen de ne pas être seulement un individu passionné par sa propre vie, mais d’être aussi une française ou un français qui entretient l’amour de sa patrie, qui lui souhaite de réussir de par le monde, avec les autres européens, parce que la réussite de la France, c’est la réussite de chaque français, de chacune et de chacun d’entre nous, c’est cette générosité patriotique là qui est au cœur de la nouvelle France que je veux bâtir avec vous.
Réconcilier les français autour de solutions nouvelles, voilà le sens du projet de 6èmeRépublique que j’instaurerai par voie de référendum populaire avant la fin de l’année 2012.
La nouvelle France sera d’abord l’ouverture d’une nouvelle ère démocratique et irréversible dans notre pays.
Nous allons inventer une nouvelle façon de prendre les décisions, être capable de discuter, de négocier nos choix pour qu’ils constituent des compromis durables et pour que chaque citoyen puisse porter à sa façon les valises de la maison France. Nous allons respecter la population en l’associant aux décisions politiques, respecter ses représentants élus, les contrepouvoirs dans la société, organiser et garantir la neutralité et la transparence des institutions.
Le Président de la 6ème République deviendra l’arbitre et le garant de l’unité des citoyens.
Il ne sera plus le chef d’un clan abusif et corrompu, il ne sera plus un diviseur qui instrumentalise et manipule les institutions régaliennes, il deviendra l’arbitre fraternel d’une Nation qui a besoin d’apaisement, d’unité et de concessions réciproques.
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Pour imaginer ensemble ce que sera le visage de notre pays, je vous propose d’abandonner sans aucune nostalgie ni regrets les vieilles recettes qui ont échoué et de choisir l’audace des solutions nouvelles.
J’ai proposé que la nouvelle France fasse de la réindustrialisation sa première cause de mobilisation nationale de tous : patrons, cadres et ingénieurs, chercheurs, ouvriers et techniciens, écoles, enseignants et étudiants, banquiers, consommateurs et retraités même.
Toutes les énergies devront converger vers cet objectif renouant avec la production que nous avons délaissée, pour ne pas dire abandonnée.
- C’est le sens de mes propositions tendant à étendre le capitalisme des coopératives, car la copropriété par les salariés de leur outil de travail est la meilleure arme contre la délocalisation de leur entreprise.
- C’est le sens aussi de mes propositions écologiques de transformation de nos modes de vie, car l’écologie n’est pas une expédition punitive, elle est un investissement productif qui rapproche les lieux de production et de consommation, qui nous donnera par les révolutions technologiques en cours, les produits de demain, et avec eux les emplois nouveaux dont nous avons besoin pour les fabriquer ici et non plus en Chine, en Asie, à 20 000 km.
- C’est le sens de mes propositions de démondialisation financière visant à contraindre le système bancaire, à investir dans les risques productifs, dans les entreprises sur nos territoires qui ne trouvent pas à se financer, à investir dans la recherche, la création, le travail, plutôt que dans la rente, le patrimoine et la spéculation.
- C’est le sens enfin de mes propositions de solutions nouvelles en faveur du pouvoir d’achat et des salaires.
Car pour réussir la réindustrialisation de notre pays, il faudra mettre les travailleurs dans le coup, associer enfin les salariés à la réussite et à la performance de leur entreprise pour laquelle ils se sacrifient beaucoup et donnent tant.
Je propose le partage des dividendes de la réussite entre les salariés et les actionnaires car les hausses de pouvoir d’achat ne doivent pas être réservées aux seuls actionnaires.
Avec mon équipe gouvernementale, nous créerons par la négociation et par la loi ce que j’appelle le « dividende du travailleur ». Il s’agit de généraliser le partage des profits qui sont aujourd’hui servis en monopole aux actionnaires.
En 2010, les 40 meilleures entreprises françaises cotées en bourse ont réalisé 82 milliards de bénéfices nets, elles ont distribué 40 milliards de dividendes aux actionnaires. Elles ont donc réparti leurs profits de la façon suivante : 52 % ont été réinvestis dans l’entreprise, 42 % ont été distribués aux actionnaires et 5 % ont été restitués aux employés sous forme de hausses de salaires. Nous obligerons donc les entreprises à distribuer un dividende aux travailleurs qui rééquilibrera de façon égalitaire le dividende des actionnaires.
« Le dividende du travailleur », c’est un complément annuel du salaire distribué de façon égalitaire entre les salariés, applicable à tous les salariés quelle que soit la taille de l’entreprise dès lors que celle-ci distribue les dividendes. Et si dividendes il y a, il faudra alors les partager entre l’actionnaire et le travailleur. Il s’agit d’une proposition fondamentale de juste partage pour réconcilier les hommes et les femmes au travail avec leur entreprise. Il s’agit d’une mesure réaliste en faveur du pouvoir d’achat dans une période où chacun sait que le « travailler plus pour gagner plus » fut une imposture et une tromperie. Il s’agit de la seule solution possible pour sortir de la crise car plus aucune relance de l’économie ne peut être décidée avec les finances publiques des Etats, désormais désargentés et surendettés.
Il faut donc mettre à contribution les entreprises qui font des bénéfices et les distribuent mal, dans l’intérêt général de la relance du pouvoir d’achat et de la croissance de l’économie française.
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Cette proposition révolutionnaire mais nécessaire en sera accompagnée de deux autres.
Je propose d’asseoir la rémunération des dirigeants des grandes entreprises non plus sur le cours de bourse mais sur le nombre d’emplois qu’ils auront créés ou qu'ils auront sauvés sur notre territoire. Ils pourront même gagner beaucoup d’argent si et seulement si ils servent la hausse de la croissance et du développement de leur entreprise, de l’économie et de la croissance.
Je propose enfin d’obliger les grandes entreprises cotées en bourse à choisir entre la distribution des dividendes à leurs actionnaires et le licenciement de leurs employés. Si elles font du profit, pourquoi se sépareraient-elles de leurs employés ?
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Le visage de la Nouvelle France est celui d'un pays où l'on préfère l'industrie plutôt que la finance, la croissance plutôt que la dette, les hausses de salaires plutôt que les hausses de dividences, le renouveau productif plutôt que la spéculation financière, l'entrepreneur plutôt que le boursicoteur, le capitaine d'industrie plutôt que le rentier, l'investissement écologique plutôt que la destruction des ressources naturelles, la démondialisation plutôt que les délocalisations.
Un pays qui se reconstruit comme devra le faire le nôtre n'aura pas peur d'affirmer ses préférences collectives, d'entraîner chacune des composantes de la société vers ces préférences, faire en sorte que chacune d'entre elles y trouve son compte.
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Ne vous y trompez pas, la crise qui s’est déclenchée il y a 3 ans mais qui se poursuit et s’aggrave est l’une des grandes secousses de l’histoire.
Elle impliquera :
des révisions déchirantes,
des idées nouvelles pour y faire face,
des propositions audacieuses pour tourner la page,
des brisures inédites dans les préjugés qui ont jusqu’ici mené le monde.
Ceux qui ont créé ce système, qui l’ont entretenu, qui l’ont même préservé, seront sans doute désavoués, peut-être balayés par le vent de l’histoire.
Il y a 80 ans, les nations ont fait des choix différents après la grande dépression de 1929, l’Europe a été incapable de prendre des décisions courageuses par la démocratie et y compris des décisions qui s’imposaient de nature autoritaire que la démocratie elle, américaine, a su prendre. Les uns ont conservé la démocratie, les autres ont connu le nazisme, le fascisme et le chaos.
Le risque est qu’en l’absence de capacité des démocraties européennes, à prendre des décisions aussi sérieuses alors que chacun sait que ce sont celles-là qu’il faudrait prendre, le risque est que l’histoire se répète tristement, fatalement.
Pour le conjurer, il faudra des dirigeants près à affronter des intérêts puissants qui savent se défendre, les maîtres de la fortune assis immobiles sur leurs tas d’or, les financiers qui prétendent diriger à la place des peuples et qui nous ont mené là et les droites chargées de les servir.
Il faudra du caractère pour affronter, de la patience pour réussir, du courage pour faire céder, de l’audace pour surprendre. Nous n’aurons surtout pas besoin de faiblesse et d’indétermination, de cynisme et de prudence, de demi-mesure et de cheveux coupés en quatre, la France s’est toujours construite ainsi.
Comme toutes les grandes nations qui ont écrit l’histoire, elle a considéré que rien n’était impossible pour elle, le Président John Kennedy avait dit en parlant de son grand pays « nos possibilités ne connaissent pas de limites, aucun problème humain ne va au-delà de nos capacités ».
50 ans plus tard, le Président Barack Obama ajoutait « rien ne nous est impossible si nous le voulons vraiment et si nous nous considérons comme faisant partie d’une histoire plus vaste. Face à des conditions impossibles, les citoyens qui aiment leur pays peuvent le changer ».
Ceux qui rapetissent la France, la réduisent à la taille d’un timbre poste, de supplétif des autres, qui répètent qu’on ne pourrait rien, que nous ne sommes rien, qu’une goutte d’eau dans l’océan mondial ne l’aime pas assez et ont oublié son histoire.
Ceux qui ont fait cette Nation ont d’abord commis des rêves, ont imaginé l’impossible et ils l’ont fait réalité.
Je vous propose de reprendre avec vous ce chemin-là.
Venez écrire l’histoire de France avec nous, retroussons-nous les manches, relevons la tête, affirmons notre espoir, en route pour la nouvelle France.
Vive la République !
Vive la 6ème République !
Vive la France !
Vive la nouvelle France !