Le Projet

Le libre-échange généralisé n’est plus un progrès

S’il fut un progrès au début, le libre-échange généralisé affiche aujourd’hui un bilan négatif, ne bénéficiant plus qu’aux capitaux devenus maîtres du jeu. La gauche est prise dans d’aimables contradictions : elle prône avec générosité la juste nécessité du développement, mais refuse de se donner les moyens de protéger les travailleurs du nord et du sud par de nouvelles règles de l’échange mondial.

Une nouvelle stratégie : la démondialisation

L’enjeu n’est pas de replier derrière nos frontières comme derrière une ligne Maginot. Il est dans la mise en place d’un nouveau système d’échange fondé sur des règles universelles de protection de l’environnement et de respect de standards sociaux et sanitaires. Autour de ce programme, le nord (qui doit protéger son industrie et ses travailleurs victimes d’abus antisociaux) et le sud (qui doit distribuer de meilleurs salaires à ses travailleurs pour leur permettre d’acheter la production destinée aujourd’hui exclusivement à l’exportation) peuvent se réconcilier. La guerre économique mondiale n’est pas un horizon indépassable. Le modèle de la démondialisation a pour objectif de soigner la maladie de la concurrence effrénée. La course au moins disant salarial et environnemental est un suicide collectif. Démondialiser consiste à fonder une nouvelle pratique de la frontière et de la protection. La frontière non seulement pour protéger, mais aussi pour muter. Demain, aux frontières de l'Europe, il faudra faire en sorte que les produits importés payent le juste coût écologique et social défini par des accords bilatéraux. C’est une forme de conditionnalité à l’entrée des produits.

éclairages
D'experts

L'actu
sur ce thème

Lire +

Agir pour
Arnaud Montebourg

Carte des volontaires

Retrouvez Arnaud Montebourg sur Facebook

Suivez-nous sur