La politique internationale de la France a beaucoup souffert de la présidence Sarkozy.
Le couple franco-allemand, moteur de l'Europe, est en panne. Notre pays a perdu une partie de sa crédibilité, à cause d'une diplomatie brouillonne, impulsive et centrée sur la personne du Président. Il s'est enlisé dans des conflits coûteux et à l'issue incertaine. Il s'est trop souvent aligné sur les positions américaines, ou compromis avec des dictateurs.
Il est temps de redonner à la politique internationale de la France ses lettres de noblesse. La voix de la France doit être à nouveau écoutée et respectée. Pour cela elle doit réaffirmer sa vocation universelle et sa diplomatie doit changer de pratiques. Cela passe par la relance de la construction européenne, qui implique une franche explication avec l'Allemagne en 2012, pour poser les jalons d'une nouvelle Europe, celle des peuples et non des marchés. Cela passe par l'union avec les pays du Sud de la Méditerranée autour d'un projet d'idées plutôt que d'un projet marchand : la France doit montrer qu'elle est sensible au bel élan démocratique qu'a constitué le printemps arabe. Cela passe par une réforme de la diplomatie : la diplomatie de la VIe République sera moins secrète, moins centralisée, et plus sensibles aux mouvement profonds des sociétés. Elle favorisera la coopération entre les forces vives de la société française et celles des autres sociétés.